Le rendez-vous des acteurs de l'économie de la connaissance et en réseaux

La pratique de l’Intelligence économique en Algérie
Réelle volonté de mise en œuvre ou simple effet de mode


Lorsque Jacqueline Sala m’a demandé mon point de vue sur la pratique de l’intelligence économique en Algérie,  j’ai eu le même sentiment que dans le séminaire de formation sur la veille que j’anime régulièrement au profit de certaines entreprises et institutions algériennes. Un des modules de ce séminaire consiste justement à présenter les ressources algériennes sur le sujet et,  il n’y a pas grand-chose à présenter si ce n’est de rappeler quelques déclarations officielles, certaines rencontres sur le sujet et un master dont les résultats se font toujours attendre ; pour dire enfin que tout ceci reste au stade de vœux pieux. En effet ces dernières années il ya eu pas mal de bruit autour des concepts de veille et d’intelligence économique mais très peu d’actions concrètes.



Une partie de la délégation algérienne,
avec de gauche à droite :
Dahmane Yadaden (Pdg ENIEM)
Tarik BOUSLAMA (Pdg ALRIM)
Mohamed SEGHIR (Air Algérie)
Ahmed DAMOU (a2t2)
Abdelkader DJEFLAT (Prof.Univ.LILLE 1)
Mustapha BOUROUBI (VEIL-TECH)
Djilali BENMAHAD (SONATRACH)

Alors  va-t-on déclarer l’absence de la pratique de l’intelligence économique en Algérie et s’arrêter là ? Certainement pas, et ceci  pour plusieurs raisons :
-    Les quelques actions déjà entreprises peuvent constituer un début, la question reste de savoir si c’est le bon début qui mènera vers une pratique efficace et un développement de ces concepts,  d’autant qu’au regard de certaines expériences (tel qu’en France par exemple),  il est tout à fait possible de rattraper le retard dans ce domaine ;
-    La veille et l’intelligence économique sont des activités informationnelles, or toute institution ou entreprise s’informe naturellement (par la documentation par exemple), dans son domaine d’activité, sur son environnement. C’est déjà une forme de veille qu’on peut qualifier  d’implicite, c’est à dire non organisée donc non efficace, le tout serait de la rendre explicite donc d’organiser la pratique de l’intelligence économique qui exige des actions volontaristes aussi bien au niveau de l’État que des entreprises ;
-     Le passage à l’économie de marché qui s’est traduit par l’ouverture du marché algérien aux produits et investissements étrangers, la  mondialisation, l’avènement de la société de l’information et de l’économie de la connaissance impose à l’économie algérienne (État et entreprises) une surveillance active de son environnement national et international  par l’acquisition, l’exploitation et la diffusion de l’information. La veille et l’intelligence économique s’imposent donc comme outil du développement.
Lire la suite sur Veille Magazine, Novembre 2008, N°110